DÉPUTÉ
EN ACTION
AU PARLEMENT EUROPÉEN
"DANS UN MONDE DEVENU DANGEREUX, NOUS ATTENDONS DE L’EUROPE QU’ELLE NOUS PROTÈGE."

"Mes Chers Collègues,

N’ayant pu instituer une Europe de la défense, les six pays fondateurs ont fait le choix du marché commun. 60 ans après la signature du Traité de Rome, le temps est venu de remettre le projet de défense sur la table. Dans un monde devenu dangereux, nous attendons de l’Europe qu’elle nous protège.

Nos collègues Gahler et Gonzàles Pons ont démontré avec brio que l’avènement d’une défense commune dépend de la volonté politique de nos chefs d’État ou de gouvernement et non de considérations juridiques.

Or que voyons-nous ? Des États qui, pour la plupart, n’ont ni la taille critique, ni l’outil militaire adapté aux menaces du 21ème siècle, mais qui rechignent à faire le choix de l’efficacité et de la mutualisation, à faire le choix de l’Europe.

J’en veux pour preuve l’action préparatoire sur la recherche en matière de défense pour laquelle nous avons inscrit des crédits au budget européen pour 2017 : 25 millions grignotés au détriment d’autres programmes et projets pilotes, là où les américains dépensent plus de 60 milliards.

Au lendemain de l’élection de Donald Trump, à l’heure où les États continents démultiplient leurs capacités militaires, notre avenir en matière de défense est européen. Nain politique, l’Europe doit s’affirmer puissance mondiale."

 

Intervention en session plénière du Parlement européen - Strasbourg le 15 mars 2017