DÉPUTÉ
EN ACTION
AU PARLEMENT EUROPÉEN
BREXIT : LA DÉLÉGATION FRANÇAISE DE L'ALDE S'IMPATIENTE

Réunis en session plénière, les députés du Parlement européen se sont prononcés, aujourd'hui, à une large majorité en faveur de la résolution sur l'état d'avancement des négociations avec le Royaume-Uni. La résolution insiste sur la nécessité de solder la première phase des négociations avant d'ouvrir une nouvelle phase portant sur le cadre des futures relations entre l'UE et le Royaume-Uni ainsi que sur la possibilité d'une période de transition.

Constatant que l'avancement des négociations sur les trois domaines de l'accord de retrait n'est pas satisfaisant, le Parlement européen invite ici le Conseil à décider, lors de sa réunion d'octobre, de reporter l'ouverture de la deuxième phase des négociations.

L'accord final devant être approuvé par le Parlement européen pour entrer en vigueur, il est nécessaire que les négociateurs aient à l'esprit les orientations des représentants des citoyens européens.

Dominique Riquet, président de la délégation française :
"Le peu d'avancées concrètes semble être davantage dû à un désordre à l'intérieur du personnel politique du Royaume-Uni qu'à une volonté délibérée. En attendant l'horloge tourne et les progrès sont maigres !"


Contexte :

Le préalable à l'ouverture de la deuxième phase de négociation est un accord de retrait à part entière, couvrant l'ensemble des questions liées au retrait du Royaume-Uni.  Pour parvenir à un tel accord, les négociateurs ont notamment à résoudre trois enjeux majeurs : les droits des citoyens, la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord et le règlement les engagements financiers du Royaume-Uni.

La proposition de résolution est le fruit d'un accord entre cinq des huit groupes politiques que compte le Parlement européen : les libéraux (ADLE), dont le président Guy Verhofstadt est le référent du Parlement européen pour le Brexit, les chrétiens démocrates (PPE), les socio-démocrates (S&D), les Verts/ALE et la gauche européenne (GUE/NGL).