DÉPUTÉ
EN ACTION
AU PARLEMENT EUROPÉEN
© Crédits: Parlement européen
MA RÉACTION AUX ANNONCES DE LA COMMISSION SUR LE TRAIN DE MESURES RELATIF AU CFP POUR L'APRÈS-2020

Mon intervention à la suite de l'annonce, par le président Jean-Claude Juncker, du train de mesures relatif au Cadre Financier Pluriannuel pour l'après-2020.

 

Jean Arthuis (ALDE). – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je voudrais rendre hommage à votre proposition car votre tâche relevait véritablement de la quadrature du cercle. Je pense qu’à première vue, vous avez répondu aux attentes du Conseil, notamment de limiter le volume de ce budget, compte tenu du fait que l’on y inclut désormais le Fonds européen de développement.

Saluons l’effort de clarification du budget, l’accent mis sur la recherche ainsi que la suppression des rabais qui doivent disparaître – du fait du Brexit – mais contestons son étalement sur cinq ans ainsi que l’insuffisance des paiements directs de la politique agricole commune et de l’enveloppe Erasmus+ qui ne serait que doublée au lieu d’être triplée comme le demande le Parlement.

Alors que les récentes élections nationales donnent crédit aux candidats qui critiquent le fonctionnement de l’Union européenne, il est vital de rappeler que le budget doit avant tout répondre aux attentes des citoyens européens. Outre les actions à mener en faveur de la cohésion sociale et territoriale, en matière d’emploi et de formation, d’employabilité des jeunes, en particulier, de coordination des politiques économiques, de renforcement de la gouvernance de la zone euro, il est urgent d’évaluer l’effectivité de certaines prérogatives de souveraineté exercées à l’échelon national et reconnaître l’urgence de les assumer désormais au plan européen, qu’il s’agisse de la défense et de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme, de l’économie numérique, des cyberattaques, de la protection du climat, de la fraude et des paradis fiscaux.

C’est en ces domaines qu’il est aisé de démontrer ce que pourrait être la valeur ajoutée européenne. Une tâche exaltante nous attend. Le Parlement est prêt. Il entend défendre les positions qu’il a approuvées le 14 mars et rappelle que le cadre financier post-2020 est indissociable de l’institution de nouvelles ressources propres. Nous attendons avec impatience le mandat de négociation du Conseil et entendons parvenir au plus tôt à un projet de cadre financier pluriannuel donnant à l’Europe la puissance dont elle a besoin pour convaincre les Européens qu’elle prépare leur avenir et qu’elle les protège contre les menaces que fait peser sur eux la mondialisation.

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