DÉPUTÉ
EN ACTION
AU PARLEMENT EUROPÉEN
LE BUDGET DE L’UE DOIT CROÎTRE SANS ACCROÎTRE LA DÉPENSE PUBLIQUE NATIONALE

Depuis l’adoption de la proposition de Cadre Financier Pluriannuel (CFP) pour la période 2021-2027 par la Commission européenne, le 2 mai dernier, incluant un système des ressources propres pour l’Union européenne, et qui jetterait les bases des négociations budgétaires à venir, le Parlement européen n’avait pas encore eu l’occasion de se prononcer officiellement sur ces orientations. C’est ce qu’il a fait ce matin par 409 voix favorables, 61 abstentions et 213 contre lors du vote de la résolution relative à cette proposition.

Strasbourg, mercredi 30 mai 2018

La Délégation française de l’ADLE a tenu à saluer par son vote la volonté de la Commission d’engager un dialogue constructif avec le Parlement pour la définition du CFP 2021-2027. Néanmoins, face aux défis de la mondialisation auxquels l’Europe est confrontée, la Commission semble se dérober à ses responsabilités en présentant un manque d’ambition budgétaire.

Jean Arthuis, Président (ADLE, LREM) de la Commission des budgets l’affirme « pensons-nous qu’avec un budget de 1,08 % ou de 1,30 % du PIB, nous parviendrons à atteindre nos objectifs ? ». Il poursuit « nous sommes aujourd’hui confrontés à des défis majeurs que nous lance la mondialisation. En matière de migration, comment tarir les sources ? Nous avons des défis dans le domaine de la sécurité, de la défense, des cyberattaques, de l’alimentation, de la protection du climat, du chômage et de la formation professionnelle des jeunes, du numérique. »

Par conséquent la délégation française exprime la nécessité de doter l’Union européenne d’un budget à la hauteur de son ambition politique. Mais cela ne se fera pas au détriment du contribuable. Porter donc le budget à 2% ou 3% du PIB européen ne correspond pas à une augmentation de la dépense publique européenne, parce que nous pourrions cesser d’engager certaines dépenses à l’échelon national pour les engager solidairement sur le plan européen. Dit autrement, la montée en puissance du budget européen doit alléger corrélativement les budgets nationaux. Nous ferions preuve alors d'une plus grande efficacité et ferions la démonstration de la valeur ajoutée européenne.

« Nous avons besoin d’une Europe qui prépare notre avenir, d’une Europe qui nous protège, d’un budget qui soit cohérent avec nos ambitions et notre vision » conclut le député européen Jean Arthuis.


La délégation française au sein du groupe ADLE se compose de Jean Arthuis, Jean-Marie Cavada, Thierry Cornillet, Nathalie Griesbeck, Patricia Lalonde, Robert Rochefort et Dominique Riquet.