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MASTER CLASS "OPCALIA": UN GUIDE DU ROUTARD EUROPÉEN, VERSION APPRENTISSAGE

Les éditions Hachette et Opcalia, organisme chargé de collecter le financement de la formation, lancent un guide de l'apprentissage. En 2017, seuls 6.800 apprentis ont bénéficié du programme de mobilité Erasmus, contre 43.000 étudiants français. L'ouvrage veut y remédier.

Apprendre la pâtisserie, oui, mais à l'étranger. Considérée comme l'une des voies royales menant à l'emploi, l'alternance peut se faire en France, mais aussi ailleurs, via le programme de mobilité « Erasmus ».
Les éditions Hachette et Opcalia, un organisme chargé de collecter le financement de la formation, veulent le rappeler et annoncent ce lundi le lancement d'un Guide du routard de la mobilité européenne des jeunes en alternance, baptisé « Faire son alternance en Europe ».

L'ouvrage qui sera tiré à 20.000 exemplaires veut proposer « un large tour d'horizon de cette voie d'excellence », indique le routard.

Une initiative qui répond aux objectifs du gouvernement
Cette publication se veut un outil de référence pour les jeunes cherchant à se former à l'étranger. En 2017, seuls 6.800 jeunes apprentis sont partis en « Erasmus » contre 43.000 étudiants français dans le cadre d'un cursus universitaire. Et encore, ces apprentis sont partis sur une durée très courte, de deux semaines en moyenne.
Début 2018, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, jugeait cette différence « pas acceptable », souhaitant amener ce chiffre à 15.000 d'ici à 2022.

En janvier, elle présentait les conclusions d'un rapport rédigé par le député européen Jean Arthuis, cherchant à développer les séjours « Erasmus » pour les apprentis. « On ne peut pas penser l'apprentissage simplement entre nos murs. Il faut permettre à nos jeunes d'accéder à la citoyenneté européenne en la vivant, et de s'ouvrir à des manières de faire, de travailler qui soient différentes », disait la ministre.
Selon une étude publiée par l'Apec , les étudiants choisissant l'alternance, se retrouvent, deux ans après l'obtention de leur master, deux fois moins au chômage que les diplômés n'ayant pas suivi cette voie.

Propos recueillis par Jean-Philippe Louis pour Les Echos.fr