DÉPUTÉ
EN ACTION
DANS LE GRAND OUEST
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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES JEUNES AGRICULTEURS DE LA MAYENNE

« Ici même, il y a moins d’un an, le 10 juin 2016, j’organisais un Euroforum sur l’Agriculture. » C’est ainsi que j’ai débuté mon propos à l’occasion de l’assemblée générale des Jeunes Agriculteurs de la Mayenne ce jeudi après-midi. Après que leur président Jérémy TREMEAU ait ouvert les discussions, j’ai eu à m’exprimer sur la Politique agricole commune, à la fois sur son bilan et sur ses perspectives d’évolution à l’occasion de la prochaine réforme de 2020.

Plusieurs questions m’ont été posées notamment sur mes fonctions en tant que Député européen et Président de la Commission des budgets : quelle influence sur le budget de la PAC en tant que Président français de la commission ? Quelles marges de manœuvre ?

Les conséquences du Brexit ont aussi interpelé les JA de la Mayenne. Face au retrait de la Grande-Bretagne, le budget de la PAC ne devrait-il pas se voir amputer d’une partie des crédits ? A cette question, j’ai répondu qu’il n’en serait rien. Tout au moins 3 millions d’euros par an, qui ne sont pas de nature à perturber les équilibres actuels.

Entouré de Stéphane GUIOULLIER, Président de la Chambre d’agriculture de la Mayenne et de Vincent TOUZOT, Administrateur JA National, j’ai eu à cœur de rappeler qu’à l’aune de la prochaine PAC, il est urgent de simplifier et de créer les conditions d’une agriculture européenne restaurée : dans ses valeurs, dans ses forces, dans ses ressources et d’abord financières. Et pour cela, il ne faudra pas éluder les deux débats à mon sens majeurs des prochaines années : la structuration et l’approfondissement des filières d’une part, et l’instauration d’un mécanisme assurantiel de lutte contre la volatilité des prix d’autre part. En Mayenne comme ailleurs, l’élevage attend des réponses à la mesure des enjeux. La détresse est immense, les pouvoirs publics européens doivent agir efficacement et collectivement.