DÉPUTÉ
EN ACTION
DANS LE GRAND OUEST
MA VISITE AU SPACE 2017

Les années se suivent au SPACE, mais ne se ressemblent pas. Chaque édition est toujours unique : par son ambiance, par l’état d’esprit des professionnels, par le contexte national et européen. C’est pourquoi, j’ai toujours eu à cœur d'en être tant elles rendent compte de l’évolution permanente et des mutations profondes qui sont à l’œuvre au sein des filières agricoles. Cette 31ème édition a tenu toutes ses promesses.

Dans un débat européen et national préempté par quelques sujets tels que la reconduction de l’autorisation de commercialisation des produits phytosanitaires contenant du glyphosate, j’ai souhaité approfondir ma réflexion sur la future politique agricole commune. J'ai alors profité de ce salon pour rencontrer les acteurs et les professionnels de l’agriculture, comme peut l’être, l’Institut national pour la recherche agronomique. J’ai fait la connaissance de l’un de ses directeurs scientifiques, Hervé Guyomard. En apportant un éclairage sur les enjeux climatiques et environnementaux qui s’imposent à cette future PAC, nos échanges m’ont permis d’aborder la place du verdissement, de son financement et du rôle des Etats membres comme des régions dans les futurs mécanismes européens de soutien. Aussi je crois pouvoir dire qu’un cofinancement, tel qu’envisagé par la Commission européenne, par les Etats membres, de mesures climatiques ou environnementales est une absurdité, parce que, par essence, elles engagent tous les pays de l’UE. Leur financement doit rester du ressort du 1er pilier, et de fait, communautaire.

Finalement, en rencontrant les organismes para-agricoles, parmi lesquels des syndicats, les chambres consulaires, ou encore un acteur incontournable de la génétique bovine en France et Europe, je mesure, comme chaque année, le poids des responsabilités qui nous incombent, pour dessiner, enfin, une politique  publique agricole qui ait du sens et une réelle valeur ajoutée pour nos agriculteurs.