DÉPUTÉ
EN ACTION
DANS LE GRAND OUEST
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"LE GROUPEMENT HOSPITALIER DANS LE VISEUR "

« Je ne terminerai pas ce retour sur l'année 2017 sans dire quelques mots sur la construction du GHT (groupement hospitalier de territoire) de la Mayenne et du Haut-Anjou qui est loin d'être achevée. » Durant ses voeux, Patrick Plassais n'a pas manqué d'évoquer le groupement hospitalier de territoire de la Mayenne et du Haut-Anjou, « toujours plus chronophage et épuisant ».

Depuis juillet 2016, le groupement hospitalier de territoire réunit les trois centres hospitaliers de Laval, Château-Gontier et Mayenne et les quatre hôpitaux de proximité de Craon-Renazé, Villaines-la-Juhel, Ernée et Evron. Ce dispositif vise à renforcer la coopération entre ces établissements. Avant sa mise en place, l'hôpital du Haut-Anjou avait déjà montré quelques réticences. Avec la fusion de la clinique en 1997, le centre hospitalier a créé des liens indéfectibles avec... le CHU d'Angers et l'hôpital de Segré.

Et la méfiance semble toujours de mise à écouter Patrick Plassais, dont l'établissement « essaie de tenir la place qui doit être la sienne dans un climat où la confiance entre les acteurs n'est pas encore totalement acquise ».

« Dissiper les doutes »

Déjà en première ligne en 2016, Jean Arthuis, président du conseil de surveillance de l'hôpital, en a remis une couche. Avec pour cible André-Gwenaël Pors, directeur de l'hôpital de Laval, présent pour l'occasion : « Il y a un problème de gouvernance. Nous avons besoin d'une vision à long terme afin de dissiper les doutes. »

Le député européen a par ailleurs affirmé que le groupement n'aura de « valeur ajoutée que si chacun est à sa place et qu'il n'y a pas d'ambiguïté. Nous devons faire ensemble l'effort de schématiser l'offre hospitalière en Mayenne sur 10-15 ans. » En guise de conclusion, Jean Arthuis a rappelé que l'hôpital du Haut-Anjou n'était pas qu'« une institution mayennaise mais angevine, aussi. »

L'hôpital reste méfiant vis-à-vis du groupement hospitalier de territoire.