DÉPUTÉ
EN ACTION
DANS LE GRAND OUEST
QUELLE EUROPE FACE À LA MONDIALISATION ?

Vendredi soir, tandis que dehors un groupuscule fervent du Frexit sortait des banderoles, manifestant leur intérêt pour ce thème, une centaine de personnes étaient venues interpeller, salle Méliès à Liffré, invité par l'Association européenne Liffré-Cormier, le député européen Jean Arthuis.


Élu député européen en 2014, pour un Grand Ouest d'à peu près de 8 millions d'habitants, il a redit la nécessité de donner plus de pouvoir aux institutions européennes. Dans les domaines de l'économie, de la surveillance aux frontières, des conflits armés, de la politique étrangère, pour que l'Europe puisse grandir avec ses valeurs et jouer d'égal à égal avec les grandes puissances planétaires.
D'entrée, il parle des mouvements migratoires et de la montée corrélée des populismes (élections en Italie, en Hongrie) qui lui fait dire que ce sujet doit relever de la responsabilité de tous les pays et pas seulement de ceux qui ont des frontières extérieures.
Il déplore que, avec 1 % du PIB de chacun des 28 pays, le budget européen ne soit pas à la hauteur des ambitions et que le parlement n'ait pas assez de pouvoir empêché qu'il est par chaque état-nation.
Prenant l'analogie de la com-com, il estime qu'il faut plus de transfert de compétences vers l'Europe. « Le jour où le parlement votera l'impôt, nous nous rapprocherons d'un état fédéral et d'une gouvernance européenne ».
Il déplore aussi que la dimension humaine et sociale soit délaissée souhaitant un vaste programme pour une harmonisation des salaires minima.
Pour l'agriculture, il la souhaite moins assistée et performante quitte à effectuer des regroupements et à créer des produits plus diversifiés (« on ne met pas tout le lait dans la même marmite » dit-il en substance) qui soient payés à leur juste coût.

(Propos recueillis par Ouest-France)