DÉPUTÉ
EN ACTION
DANS LE GRAND OUEST
BEAUPRÉAU-EN-MAUGES: LA PETITE ANGEVINE, UN MODÈLE À SUIVRE EN FRANCE

La 165e édition s’est élancée, samedi 25 août, devant de très nombreux turfistes à Beaupréau. Pour Jean Arthuis, député européen, il s’agit là d’un modèle de réussite dans un monde hippique en crise.

Beaucoup de monde, samedi 25 août, sur l’hippodrome de la Prée pour cette 165e édition de la Petite Angevine. Un succès considérable, presque original dans le milieu hippique. Un rayon de soleil dans un monde en pleine de transition.

« La branche équestre traverse un moment difficile pour ce qui concerne le PMU. C’est lui qui finance la filière… On observe une désaffection du public » , souligne Jean Arthuis, chargé par le Gouvernement de rédiger un dossier sur le sujet. Il précise : « Il faut que les courses hippiques demeurent des moments sportifs, festifs et populaires. Il semble qu’en ce moment le public s’éloigne des hippodromes. Il faut que l’on réussisse à repopulariser ces courses. »

«  C’est exemplaire ! »
Pour trouver des solutions, Jean Arthuis vient se plonger dans les courses de la Petite Angevine qui donne à voir un état de forme surprenant. Quelles sont les recettes de cette réussite ? Il y a d’abord une histoire, une tradition mais aussi, comme le souligne l’observateur, «  une équipe de passionnés soudés qui agit avec un groupe de bénévoles… C’est exemplaire ! On a maintenu, dans les Mauges, l’enchantement familial grâce à un écosystème ». En toile de fond, la proximité du haras du Bois-du-Coin, détenu par Alex Pantall, un des meilleurs entraîneurs de France.

Pour Philippe Belliard, président de la société des courses de Beaupréau, cette rencontre est très enrichissante car de nombreux autres présidents de sociétés de courses sont présents pour discuter avec le rapporteur. Ils sont venus de Mayenne, de Sarthe, de Rochefort-sur-Loire, de Durtal et, plus près, de Jallais pour échanger sur l’avenir de la filière. Points de vue, idées, projets n’ont pas manqué. Rappelons que dans les Pays de la Loire, la filière équine emploie 4 000 personnes.