MISSION ERASMUS PRO
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UN PRIX DE L'INNOVATION POUR JEAN ARTHUIS


Le député européen a reçu un prix pour le programme d'Erasmus des apprentis. L'Europe y consacre un crédit de 400 000 000 €.

Trois questions à...


On vous a décerné un prix de l'innovation politique la semaine dernière...

Mon projet sur la mobilité longue des apprentis en Europe a reçu le trophée dans la catégorie « jobs ». Le 6 décembre, à Vienne, en Autriche, pour recevoir ce prix, j'étais avec les Compagnons du devoir qui sont le grand opérateur de cette expérimentation pour la France.

Ce trophée est une reconnaissance et un encouragement au moment où la Commission européenne vient de décider d'allouer, pour trois ans, 400 millions d'euros pour l'Erasmus professionnel. Objectif : favoriser la mobilité de 50 000 apprentis en Europe. Mais il faut être conscient des freins qu'il faut lever.

Quels sont ces obstacles ?

Si un apprenti part pendant six mois, c'est le maître d'apprentissage du pays d'origine qui est responsable de lui et qui continue à l'indemniser. Il faut que le contrat puisse être suspendu pendant la durée de l'Erasmus. Il faut aussi régler les problèmes de couverture sociale, de reconnaissance des acquis. C'est cette mission que m'a confiée le gouvernement français dans le cadre du projet de réforme de l'apprentissage et de l'enseignement professionnel. Nous devons lever les obstacles à la mobilité.

L'Erasmus, dîtes-vous, facilite la recherche d'emploi...

Ce projet est l'occasion, pour les entreprises et les pouvoirs publics, de s'inspirer des meilleures pratiques et d'engager des réformes. En Europe, un jeune sur quatre est au chômage. C'est un cancer. L'Allemagne, les Pays-Bas, l'Autriche et le Danemark, où l'apprentissage est une tradition enracinée, s'en sortent mieux. C'est un levier pour l'emploi des jeunes ouvriers et les futurs ingénieurs. Ceux qui ont bénéficié de bourses Erasmus sont mieux protégés.