AU PARLEMENT EUROPÉEN

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Après des années de progrès qui ont réduit la misère à l’échelle de la planète, l’ordre international est soudainement à rude épreuve.

Les décisions chaotiques de Donald Trump remettent en cause le multilatéralisme né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pendant que Vladimir Poutine redessine les frontières de la Russie. La Chine ne cesse de monter en puissance et de conquérir de nouveaux marchés. La dégradation du climat se poursuit inexorablement au risque de condamner nombre de populations à des migrations massives. Dans ce contexte, l’Europe et la France ne peuvent se résigner à subir. L’état d’urgence est déclaré.
La colère des Gilets Jaunes vient de loin. Depuis la fin du XVIIIème siècle, pendant près de deux cents ans, les Européens ont bénéficié d’une croissance continue à des taux inconnus jusqu’alors. Chaque génération voyait son niveau de vie progresser et pouvait nourrir l’espoir qu’il en serait de même pour ses enfants. Le choc pétrolier de 1974 et la soudaine accélération de la mondialisation ont changé la donne. La consommation de produits importés à bon marché préservait le pouvoir d’achat sans anticiper la mise au chômage de cohortes de consommateurs. Nombre de personnes, de familles, doutent de leur avenir. La déception, le sentiment de déclassement expliquent la montée des votes populistes. La France, anesthésiée par l’Etat Providence, a joué les prolongations sans tenter d’ajuster sa voilure administrative. A défaut de se réformer en profondeur, elle s’est dangereusement endettée.
Le Président Macron et son gouvernement affrontent un moment de vérité dans l’exercice du pouvoir. La grande concertation qu’ils proposent devrait apaiser les esprits. Encore faudrait-il que les joutes politiciennes cessent de souffler sur les braises. En préalable, les propositions de réformes devront s’appuyer sur un état des lieux et un diagnostic sans concession. Partis politiques, corps intermédiaires, syndicats doivent reconnaître leur part de responsabilité dans l’immobilisme ambiant.
Mais la France ne réussira pas seule. Dans certains domaines, agriculture et environnement, Défense et sécurité, économie digitale et intelligence artificielle, migrations, climat, les réponses attendues par nos concitoyens, pour être effectives, ne peuvent être qu’européennes. Si l’Europe est en danger, j’observe sa résilience fondamentale. Elle a résisté aux crises et accompli de nouvelles avancées. Je suis donc optimiste, d’autant plus optimiste que ses marges de progression sont illimitées. Nul doute que c’est elle qui assurera notre autonomie stratégique.
Les vœux que je formule en ce début d’année pour les Français et les Européens sont les derniers que je signe en ma qualité d’eurodéputé. Mon âge me dicte de ne pas me représenter aux élections de mai. Je ne serai donc pas candidat mais je ferai résolument campagne pour une Europe « Puissance mondiale ».
J’adresse des vœux tout particuliers à celles et ceux qui siègeront au Parlement européen au 1er juillet 2019. Puissent-ils consolider l’Europe qui prépare notre avenir et nous protège.


Jean Arthuis

 

 

 

L’EUROPE EST NOTRE AVENIR

« Les hommes politiques pensent à la prochaine élection quand les hommes d’Etat pensent à la prochaine génération » faisait si justement remarquer l’Italien Alcide de Gasperi au lendemain de la guerre. C’est parce que nous pensons aux générations futures que nous sommes les activateurs de l’Union européenne. Arrêtons de regarder vers le passé, le futur, c’est notre jeunesse, et c’est aujourd’hui ! 

 

L’EUROPE EST NOTRE VOCATION

L'Europe doit mettre des étoiles dans le regard de nos enfants. Elle ne se construit pas contre les nations qui la composent mais préserve l’effectivité de leurs prérogatives de souveraineté. Chassons les peurs et les angoisses qui obscurcissent nos esprits. Chaque Etat membre est un atout pour l’Europe. Saisissons cette chance pour la France. L’avenir est entre nos mains.

L’EUROPE EST NOTRE QUOTIDIEN

Oui, l'Europe reste pour nous la plus belle aventure politique des temps modernes, le seul exemple connu d’une union d’États et de peuples qui n’ait pas été réalisée par la force, mais par le droit. L’attribution à l’Union européenne du Prix Nobel de la Paix est à cet égard la plus belle reconnaissance de l’œuvre accomplie. Il importe désormais de donner à l’Europe les moyens de son ambition.

@MUSQUAR Incontestablement
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L’Europe, dernière chance pour la France
La France vit depuis quelques années une période de crise, et les Français sont encouragés à considérer l’Europe et sa monnaie unique comme la source de tous leurs maux.
Cette situation révolte Jean Arthuis, bien qu’il en comprenne les causes : l’ineptie d’avoir doté des pays avec des économies aussi disparates que l’Allemagne et la Grèce d’une monnaie unique ; la frénésie d’élargissement qui aggrave le problème année après année.
Mais revenir à une France isolée et sortir de l’euro n’est tout simplement pas envisageable : qu’on le veuille ou non, l’économie s’est mondialisée, et de surcroît, notre énorme dette publique est libellée en euros. Un franc dévalué précipiterait le pays dans l’abîme, n’en déplaise aux irresponsables qui font miroiter cette fausse solution.
Avec sa lucidité et son franc-parler coutumiers, Jean Arthuis affirme que la France ne peut s’en sortir seule. L’Europe est sa dernière chance, à condition qu’elle se requalifie en se réformant elle-même et fasse de la zone euro l’embryon du fédéralisme européen.
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