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ILLE-ET-VILAINE. 154 DIRIGEANTS ET ÉLUS BRÉTILLIENS À BRUXELLES

Chaque année, le Medef bretillien organise un voyage pour permettre aux entrepreneurs de s'ouvrir à l'international. Après Londres sur le thème des conséquences du Brexit en 2016, place aux institutions européennes en 2017.

Différents secteurs d'activité

Patrons de PME et TPE, représentants de l'immobilier, de l'alimentaire, des banques, de l'innovation numérique et des services aux entreprises... "Une bonne partie de l'écosystème économique local est du voyage", note un participant, Stéphane Bunouf, dirigeant de Melyad, spécialisée dans le financement de l'innovation.

Ça réseaute, ça sympathise, ça parle, ça s'informe. "Même si ce n'est pas du business au premier degré, ça permet à des gens qui ne se rencontreraient pas autrement de faire connaissance, souligne Jean Hamon, président du Ceser Bretagne (Conseil économique, social et environnemental régional) et un des doyens de la délégation. Et pour ceux qui accueillent, ça donne une image assez "punchy" de la Bretagne."

"C'est unique au monde..."

Aucune autre organisation patronale n'organise de voyage de cette ampleur. "C'est unique au monde, assure Hervé Kermarrec, président de l'UE35. Après Londres et le Brexit, il était logique de venir comprendre et écouter les gens qui font l'Europe à Bruxelles."

Le programme est chargé pendant trois jours jusqu'à vendredi : "Assemblée plénière à la commission européenne, rencontre avec des parlementaires européens, leaders d'industrie, experts", énumère Hervé Kermarrec.

Ce mercredi après-midi, à la commission européenne, la délégation rencontre notamment Alain Cadec, président de la commission pêche au parlement européen et président du conseil départemental des Côtes d'Armor, et Jean Arthuis, président de la commission des budgets au parlement européen.

"La Bretagne a besoin de l'Europe"

Le premier n'en revient pas de la taille de la délégation : "C'est la première fois que je rencontre autant de décideurs d'un même département. La démarche est exemplaire ", salue Alain Cadec.

Aux dirigeants brettiliens, le parlementaire européen martèle un message : "La Bretagne a besoin de l'Europe. Ce voyage va vous permettre de le découvrir."

"Je voudrais qu'on secoue la bête"

Même discours très pro européen en même temps que très critique de Jean Arthuis. A un entrepreneur qui lui rappelle que "l'Europe est vue comme une machine à réglementations, qui empêche la constitution de grands acteurs européens et favorise la concurrence internationale", il répond en acquiesçant : "Aujourd'hui l'Europe n'est pas gouvernée. Elle n'est qu'une addition d'égoïsmes nationaux. Il faut que nous revoyons nos visions. Parce qu'à dire je privilégie les consommateurs, on finit par parler comme un grand distributeur breton et par tordre le coup aux producteurs. Je voudrais qu'on secoue la bête et que l'Union européenne se donne une vraie gouvernance."