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EUROPÉENNES 2019. LE MAYENNAIS JEAN ARTHUIS S’ENGAGE DANS LA CAMPAGNE

L’Eurodéputé Jean Arthuis, rallié à Emmanuel Macron, participera à la campagne des Européennes. En marche lance, ce samedi, une consultation nationale et européenne pour bâtir un programme.

 

Retrouvez ici l'intégralité de l'article Ouest-France du samedi 24 mars 2018

Le Mayennais Jean Arthuis, rallié à Emmanuel Macron pendant la campagne de la présidentielle, préside la commission du Budgets au Parlement européen. L’Eurodéputé, élu en 2014, s’engagera dans la campagne qui s’ouvre.

En marche ouvre la campagne des Européennes en lançant une consultation pour travailler sur le programme…
L’Europe ne parle pas aux citoyens. Et pourtant, on n’a jamais eu autant besoin d’Europe. La mondialisation lance des défis sans précédents en matière d’économie digitale, de sécurité, de défense, d’immigration, de lutte contre le terrorisme, d’altération du climat.

Le moment est venu de confier à l’Europe ces souverainetés que les États ne peuvent plus exercer avec efficacité. L’Europe reste l’addition d’égoïsmes nationaux. La tentation du business as usual garde ses adeptes. En matière de budget, nous sommes à la limite du simulacre. L’Europe ne lève pas l’impôt. Elle dépense, mais ses recettes restent sous le contrôle des états membres.
C’est la non-Europe qui, au final, coûte aux États. Il faut renforcer la gouvernance de la zone Euro. C’est une urgence politique et économique. L’élection de Donald Trump, la réélection de Vladimir Poutine et l’originalité autocratique de la Chine font de l’Europe un sanctuaire du droit, de la démocratie, des droits de l’Homme et des libertés publiques.

Serez-vous candidat ?
La République en Marche mobilise. Une réunion est prévue ce samedi en Mayenne. L’année qui vient laissera place au débat. Je prendrai une part active dans la campagne. La difficulté sera pour En Marche d’étendre la consultation aux autres pays européens.
Le Brexit rééquilibre la représentation des pays. La France disposera de 74 sièges de député. Il faudra élargir, ne pas s’enfermer dans la logique de listes étroites de parti. Si je suis candidat ? Je dis joker. Je ferai connaître mon choix dans quelque temps.

Où en est l’Erasmus de l’apprentissage, que vous défendez ?
Ça continue à m’occuper. Je reviens d’un déplacement en Irlande où l’apprentissage dure sept ans : quatre ans en entreprise, trois en en formation. C’est différent dans chaque pays.
Nous devrons harmoniser tout cela. La mobilité, il n’y a rien de mieux pour faire changer les esprits. Le défi majeur, c’est de mettre les langues au premier plan. Je recommande de faire des centres de formation des apprentis des centres d’excellence où la pratique des langues sera l’un des critères qui changeront l’image de marque de l’apprentissage.

C’est l’avenir de nos enfants. Ça parle aux Européens ça !