AU PARLEMENT EUROPÉEN

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En cette fin d’année 2016, nous nous apprêtons à célébrer les 30 ans d’un des succès les plus indiscutables de la construction européenne : le programme Erasmus. Je souhaite saisir cette opportunité pour évoquer la vision de l’auteur autrichien Stefan Zweig, défenseur d’une unification de l’Europe par la culture et l’humanisme.

En 1932, à l’aube de la période la plus sombre de l’histoire du continent européen, le Viennois prononça, à Rome, un discours intitulé « la désintoxication morale de l’Europe » dans lequel il avança l’idée qu’un séjour universitaire à l’étranger est une expérience humainement et moralement si enrichissante, qu’elle devrait être considérée par l’université d’origine. Il ne pourra être le témoin de l’aboutissement d’une telle idée en 1987 car il se donna la mort en 1942, faute de n’avoir pu accepter l’agonie du monde et de son Europe.

Au fil de son existence, il se mua également en biographe et dressa le portrait du premier des penseurs européens de la Renaissance : Érasme. Cette lecture fut pour moi l’occasion de constater que Jean Arthuis partage avec ce dernier l’expression « égoïsmes nationaux », malheureusement encore pertinente aujourd’hui. Zweig salua dans cette œuvre, la volonté d’Érasme de voir s’affirmer « la prépondérance de l’européen sur le national, de l’humanité sur la patrie ».

Dans un second discours de 1934 récemment traduit en français sous le nom de « L’unification de l’Europe », il constata, impuissant, la suprématie du nationalisme. Je suis fasciné par l’écho que peuvent encore avoir aujourd’hui ses considérations : «L’idée européenne n’est pas un sentiment premier, [...] elle n’est pas originelle et instinctive, mais elle naît de la réflexion, elle n’est pas le produit d’une passion spontanée, mais le fruit lentement mûri d’une pensée élevée. » Zweig appela à un dépassement de l’ésotérisme dans lequel s’enferment les débats continentaux, afin de promouvoir le sentiment européen car celui-ci ne peut résulter des simples considérations d’un cercle réduit d’intellectuels.

J’ai eu l’honneur d’être le témoin de l’action de Jean Arthuis pendant quelques mois. Ce fut l’occasion de voir pour moi qu’il s’est inspiré des idées de Zweig dans le développement d’un projet qui lui tient à cœur et qui figurait comme priorité de son programme de campagne : l’Erasmus des apprentis. La lutte contre ce fléau que constitue le chômage des jeunes est l’objectif principal de cette entreprise mais je peux également témoigner du fait que ces échanges sont une formidable occasion de développer un réel sentiment européen au sein de la population. Je ne peux donc que me réjouir de voir que Jean Arthuis refuse que cette expérience soit réservée au seul enseignement supérieur et souhaite en faire profiter le plus grand nombre car « jamais dans l’histoire le changement n’est venu de la seule sphère intellectuelle et de la simple réflexion ». C’est aujourd’hui l’une des réponses à apporter pour lutter contre la montée des populismes et redonner vie aux idées de Stefan Zweig, afin de ne pas revivre l’horreur dont il fut le témoin.

Valentin Ledroit

L’EUROPE EST NOTRE AVENIR

« Les hommes politiques pensent à la prochaine élection quand les hommes d’Etat pensent à la prochaine génération » faisait si justement remarquer l’Italien Alcide de Gasperi au lendemain de la guerre. C’est parce que nous pensons aux générations futures que nous sommes les activateurs de l’Union européenne. Arrêtons de regarder vers le passé, le futur, c’est notre jeunesse, et c’est aujourd’hui ! 

 

L’EUROPE EST NOTRE VOCATION

L'Europe doit mettre des étoiles dans le regard de nos enfants. Elle ne se construit pas contre les nations qui la composent mais préserve l’effectivité de leurs prérogatives de souveraineté. Chassons les peurs et les angoisses qui obscurcissent nos esprits. Chaque Etat membre est un atout pour l’Europe. Saisissons cette chance pour la France. L’avenir est entre nos mains.

L’EUROPE EST NOTRE QUOTIDIEN

Oui, l'Europe reste pour nous la plus belle aventure politique des temps modernes, le seul exemple connu d’une union d’États et de peuples qui n’ait pas été réalisée par la force, mais par le droit. L’attribution à l’Union européenne du Prix Nobel de la Paix est à cet égard la plus belle reconnaissance de l’œuvre accomplie. Il importe désormais de donner à l’Europe les moyens de son ambition.

RT @Ouest-France 53: Erasmus pro. Un prix de l’innovation politique pour Jean Arthuis https://t.co/99ygcdOSZ8 https://t.co/LspbTNs10w
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Accueil des élèves du collège Saint-Exupéry de Savenay (LoireAtlantique). "Pour préparer avec confiance notre aveni… https://t.co/R5m6bCSFwD
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RT @Nathalie Griesbeck: Comment encourager l'#apprentissage et la #mobilité européenne des apprentis ? Discussion avec @Jean Arthuis et le Profes…
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DÉPUTÉ
EN ACTION
DANS LE GRAND OUEST
"LES PEINTRES DANS LA RUE" VERNISSAGE DE L’EXPOSITION ORGANISÉE PAR LES PETITES CITÉS DE CARACTÈRE (PCC) DE LA MAYENNE
AU PARLEMENT
EUROPÉEN
BUDGET 2018 DE L'UNION EUROPÉENNE - MON INTERVENTION EN SÉANCE PLÉNIÈRE
AU CENTRE


INVESTITURE LREM - MAYENNE 2 - MON COMMUNIQUÉ DE PRESSE
DÉPUTÉ
EN ACTION
LES 30 ANS DU PROGRAMME ERASMUS

01/12/2017
« LA MOBILITÉ LONGUE EST UNE CHANCE DE FAIRE DU BENCHMARK EN MATIÈRE D’APPRENTISSAGE »

23/11/2017
ERASMUS, L’AUTRE CHANTIER DE LA RÉFORME DE L’APPRENTISSAGE

22/11/2017
PRESSE
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MA CHAÎNE
TV
Budget 2018 de l'Union européenne - mon intervention en séance plénière
PROPOSITION DE BUDGET POUR 2018 : MON INTERVENTION EN PLÉNIÈRE
L’interview du mois : Jean Arthuis nous explique le budget européen
L’Europe, dernière chance pour la France
La France vit depuis quelques années une période de crise, et les Français sont encouragés à considérer l’Europe et sa monnaie unique comme la source de tous leurs maux.
Cette situation révolte Jean Arthuis, bien qu’il en comprenne les causes : l’ineptie d’avoir doté des pays avec des économies aussi disparates que l’Allemagne et la Grèce d’une monnaie unique ; la frénésie d’élargissement qui aggrave le problème année après année.
Mais revenir à une France isolée et sortir de l’euro n’est tout simplement pas envisageable : qu’on le veuille ou non, l’économie s’est mondialisée, et de surcroît, notre énorme dette publique est libellée en euros. Un franc dévalué précipiterait le pays dans l’abîme, n’en déplaise aux irresponsables qui font miroiter cette fausse solution.
Avec sa lucidité et son franc-parler coutumiers, Jean Arthuis affirme que la France ne peut s’en sortir seule. L’Europe est sa dernière chance, à condition qu’elle se requalifie en se réformant elle-même et fasse de la zone euro l’embryon du fédéralisme européen.
Lien commercial : calmann-levy.fr