DÉPUTÉ
EN ACTION
AU PARLEMENT EUROPÉEN
BUDGET 2018 DE L'UNION EUROPÉENNE - MON INTERVENTION EN SÉANCE PLÉNIÈRE

Je me réjouis de l’accord intervenu au sein du Comité de conciliation, aux petites heures du matin, dans la nuit du 17 au 18 novembre. Une nouvelle fois, nous avons pu mesurer, au fil de nos réunions et trilogues, l’étroitesse de nos marges de manœuvre, dans un cadre budgétaire particulièrement contraint. Mais nous avons des motifs de satisfaction.
D’abord la révision à mi-parcours n’est pas une bible. Chaque discussion budgétaire annuelle nous autorise à remettre l’ouvrage sur le métier

En second lieu, nous sommes parvenus à gommer les coupes opérées par le Conseil en rétablissant la majorité des crédits qu’il avait rabotés dans le souci de conserver des marges pour de soi-disant « imprévus », en particulier de la prolongation de la facilité pour les réfugiés syriens, en Turquie.

Si nous avons trouvé un accord c’est parce que notre priorité visait à renforcer les programmes de la rubrique 1.A, ceux qui marchent le mieux, les programmes qui préparent notre avenir et protègent les européens :

•    Recherche via Horizon2020
•    Mobilité des jeunes via Erasmus+ et ErasmusPro
•    Mécanisme d’interconnexion via CEF
•    Aide eu PME via COSME

Ces renforcements, d’autant plus appréciables qu’ils bénéficient d’argent frais.

Nous avons pu également compléter les moyens alloués à la sécurité (coopération policière et judiciaire) ainsi qu’à la montée en puissance de la politique d’asile ou de la politique de voisinage.

Notre devoir est de veiller à la pertinence des dépenses, à leur valeur ajoutée. Nous avons le devoir d’apaiser nos pulsions dépensières. Nous avons ainsi estimé nécessaire de faire des économies en réduisant les crédits consacrés à la pré-adhésion de la Turquie.

Je comprends que certains de nos collègues auraient aimé abonder l’initiative pour l’emploi des jeunes. Nous sommes tous très déterminés à combattre le chômage des jeunes, ce cancer de notre société. L’UE n’échappe pas à ce scandale. Mais je rappelle qu’un amendement de 116 millions, à l’initiative du Parlement européen, a permis d’augmenter de 50% la ligne de crédit Youth Employment Initiative (YEI) et qu’au surplus, la Commission s’est engagée à déposer, si nécessaire, un projet de budget rectificatif dans le courant de l’année 2018. Mais il ne suffit pas d’instruire des crédits.

À titre personnel, je tiens à vous dire que j’aimerais bien que nous puissions mettre en œuvre des mesures concrètes, structurelles, pour combattre efficacement le chômage des jeunes. La promotion de l’apprentissage et de la mobilité des appentis méritent que nous nous mobilisions en leur faveur. Les quelques pays européens qui ont cette pratique en culture, l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, le Danemark ont en commun un taux de chômage chez les jeunes proche du plein emploi.

Au total, j’estime que le Parlement peut être satisfait du projet de budget 2018. Je remercie les artisans de l'accord auquel nous sommes parvenus en Comité de conciliation, la Présidence Estonienne, le Commissaire Öttinger et ses équipes, et nos rapporteurs, Siegfried Mureşan a été un admirable rapporteur général, de même que Richard Ashworth et Jens Geier. Je les remercie pour la qualité de leur travail.